Angèle Botbol
Thérapeute Psycho-corporelle Paris 10
et Développement personnel

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Qu’est-ce qu’une cuirasse musculaire ? Un peu d’historique… C’est Wilhelm Reich, médecin, élève de Freud qui, de par ses recherches sur la compréhension des mécanismes du vivant et l’amélioration de la condition humaine, a développé le concept de la cuirasse corporelle.

Il s’intéressa à la forme que le patient donne à son discours et pas seulement à son contenu, car la façon de celui-ci s’exprime révèle, selon lui, ses traits de caractère. 

Or, pour Reich le caractère représente la manière dont la personne se défend contre les émotions ressenties comme dangereuses. Il réalise par la suite qu’à la « cuirasse caractérielle psychique » correspond une « cuirasse musculaire somatique ».

Le refoulement d’une émotion s’opère au moyen d’une rigidification des muscles ; il vient donc se loger dans le corps. L’individu se crispe pour ne pas sentir, il crée peu à peu des zones de tensions musculairesqui se répartissent en sept « anneaux » : les yeux, la bouche, le cou, la cage thoracique, le diaphragme, le ventre et le pelvis. Selon Wilhelm Reich dans son ouvrage « l’analyse caractérielle », les cuirasses caractérielles et musculaires sont les deux versants d’un même processus.

Nous pouvons assimiler les cuirasses musculaires à une armure, un mur de briques qui se seraient formés au fur et à mesure que se construit notre personnalité. Ces briques se sont formées au fur et à mesure que nous avons dit « non » à la vie, « non » à l’amour, que nous avons dit « oui » à la peur, « oui » à la résistance et « oui » à la négation de nous-mêmes. Elles se sont aussi formées au fur et à mesure de nos mâchoires crispées, de nos mains resserrées, de notre respiration bloquée, de notre dos courbé, de nos jambes raidies par la peur, la colère, la rage et l’impuissance. Nous érigeons ces cuirasses, ces murs de briques pour se protéger, se défendre bien souvent de nos propres fantômes.Chaque brique correspondant à une certitude, à une croyance profonde, elles finissent par devenir réalité.

Il semblerait qu’elles se soient formées autour d’un « noyau », le cœur de notre vraie nature. Ce centre, ce noyau ou ce cœur existe toujours ; pour l’atteindre « il suffit » de lui enlever son armure, de permettre que se creuse une faille dans cette armure, d’enlever les briques une à une avec la plus grande délicatesse, la plus grande attention.

Article publié par Angèle Botbol

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